Usages du cannabis en France : tout savoir sur les tendances !

le cannabis en france

Le cannabis représente une substance psychotrope illicite en France. Pourtant, son usage est répandu dans la population française. Selon les dernières estimations, environ 3,4 millions de Français consomment du cannabis au moins une fois par an.

Les raisons de cette consommation sont diverses et varient selon les individus. Chez certains, le cannabis est consommé pour des raisons récréatives, tandis que d’autres l’utilisent pour soulager certains symptômes ou maladies. Quels que soient les motifs de consommation, il est important de connaître les différents effets du cannabis, ainsi que les risques liés à sa consommation.

Une consommation stable mais des profils de fumeurs qui évoluent

La consommation de cannabis est stable en France, mais les profils de consommateurs évoluent. En 2017, les 18-24 ans représentent la tranche d’âge la plus consommatrice de cannabis (15,6 %), devant les 25-34 ans (12,4 %). Les hommes sont plus nombreux que les femmes parmi les consommateurs (8,1 % contre 4,9 %). Les fumeurs de joints sont les plus nombreux (86 %), devant les fumeurs de bongs (5 %) et les consommateurs d’autres formes de cannabis (9 %). La plupart des consommateurs de cannabis déclarent consommer pour se détendre (67 %), pour le plaisir (54 %) ou pour se sentir bien (45 %).

En France, les usages du cannabis se sont stabilisés ces dernières années, selon l’enquête nationale sur la consommation de drogues en milieu ordinaire (ENCODD) publiée par l’OFDT en 2019. La proportion de consommateurs a augmenté légèrement entre 2001 et 2017, passant de 5,8 % à 6,4 % de la population âgée de 18 à 64 ans. Cependant, cette augmentation n’est pas significative au regard de la marge d’erreur de l’enquête (1,2 %). Parmi les consommateurs, les hommes sont plus nombreux que les femmes (8,1 % contre 4,9 %). Les 18-24 ans représentent la tranche d’âge la plus consommatrice de cannabis (15,6 %), devant les 25-34 ans (12,4 %).

La consommation de cannabis a été stable entre 2001 et 2017, avec une légère augmentation entre 2013 et 2017. En 2017, 8,8 % des 18-64 ans ont déclaré avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie, et 3,5 % au cours des 12 derniers mois. La consommation occasionnelle (moins de 10 fois par an) représente la forme de consommation la plus répandue (78 % des consommateurs en 2017), devant la consommation régulière (moins de 1 fois par semaine, soit 17 % des consommateurs) et la consommation quotidienne (5 % des consommateurs).

Les fumeurs de joints sont les plus nombreux : en 2017, ils représentent 86 % des consommateurs de cannabis. Les fumeurs de bongs sont moins nombreux (5 %), tout comme les consommateurs d’autres formes de cannabis (9 %), comme le haschisch (3 %) ou le hash (2 %). Les fumeurs de joints sont également les plus nombreux parmi les consommateurs occasionnels (79 %) et réguliers (93 %), tandis que les fumeurs de bongs sont majoritaires parmi les consommateurs quotidiens (62 %).

Une prédominance masculine

Le cannabis est une substance psychoactive qui est consommée sous diverses formes à des fins récréatives ou médicinales. En France, l’usage du cannabis est fréquent chez les jeunes adultes, principalement des hommes.

Les hommes sont également plus susceptibles de consommer du cannabis à des fins récréatives que les femmes. En effet, alors que les femmes consomment généralement du cannabis pour soulager des symptômes physiques ou mentaux, les hommes ont tendance à le consommer dans le cadre de fêtes ou de soirées entre amis.

La consommation de cannabis peut avoir des effets néfastes sur la santé, notamment sur le cerveau. En effet, le cannabis peut altérer la mémoire, la concentration et la coordination. Il peut également augmenter le risque de développer des troubles mentaux, comme la dépression ou la schizophrenia.

Afin de réduire les risques liés à la consommation de cannabis, il est important de consommer avec modération. Il est également recommandé de ne pas consommer de cannabis si vous souffrez de troubles mentaux ou si vous êtes enceinte.

La prédominance de l’herbe sur la résine se confirme

Le cannabis est consommé sous diverses formes en France, mais l’herbe reste la préférée des consommateurs. Selon une étude publiée en 2018 par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), elle représente environ 80 % des achats de cannabis. La résine, quant à elle, ne représente que 20 % des achats.

Cette préférence pour l’herbe s’explique notamment par sa disponibilité et son prix. En effet, l’herbe est plus facile à se procurer que la résine et son prix est en moyenne deux fois moins élevé. De plus, l’herbe a un taux de THC (tétrahydrocannabinol) plus élevé que la résine, ce qui lui confère une plus forte potentielle psychoactive.

La consommation de cannabis en France est en augmentation depuis quelques années. Selon l’OFDT, elle a augmenté de 30 % entre 2013 et 2017 chez les 18-64 ans. Cette hausse de la consommation s’explique notamment par la légalisation du cannabis en plusieurs pays voisins, comme le Canada et le Portugal, qui a rendu le cannabis plus accessible. En France, la consommation de cannabis est encore illégale, mais elle est tolérée dans certaines circonstances, comme la consommation à titre personnel et dans un lieu privé.

La vaporisation d’herbes devient tendance

Le cannabis est de plus en plus consommé en France, notamment chez les jeunes. La vaporisation d’herbes est une nouvelle tendance qui consiste à chauffer les herbes à une température inférieure à celle de la combustion, ce qui permet de libérer les principes actifs du cannabis sans produire de fumée.

Cette méthode est considérée comme plus sûre que la combustion du cannabis, car elle réduit les risques de cancer. La vaporisation d’herbes est également plus discrète que la fumée, ce qui la rend plus attrayante pour les consommateurs.

Histoire du joint en France

Le joint est une cigarette roulée à base de cannabis. Il est généralement fait de feuilles de cannabis séchées, de tabac et de papier à rouler. Le joint est l’un des modes les plus populaires de consommation de cannabis.

Le cannabis a été introduit en France au XIXe siècle par les troupes coloniales d’Afrique du Nord. Au début du XXe siècle, le cannabis était couramment utilisé par les artistes et les intellectuels français. Le cannabis était légal en France jusqu’en 1970.

Depuis lors, la consommation de cannabis en France est en augmentation. Selon une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), en 2018, 8,6% des Français de 18 à 64 ans ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois. En 2020, cette proportion est estimée à environ 10%.

La consommation de cannabis est principalement récréative. Les usagers consomment généralement le cannabis sous forme de joints, de cigarettes ou de bongs. Le cannabis peut également être fumé à l’aide de pipes ou de cigares.

Le cannabis est généralement consommé pour son effet relaxant. Les usagers rapportent également des effets positifs tels que la stimulation de la créativité, l’augmentation de la perception sensorielle et la diminution de l’anxiété. Le cannabis peut également avoir des effets négatifs, tels que la perte de mémoire à court terme, la diminution de la coordination motrice et l’augmentation de l’anxiété.

Le cannabis est légal dans certains pays, tels que le Canada et les Pays-Bas. Dans d’autres pays, comme les États-Unis, le cannabis est légalisé à des fins médicales dans certains États, mais il est toujours illégal au niveau fédéral. En France, le cannabis est illégal, mais sa consommation et sa possession de petites quantités pour usage personnel ne sont pas passibles de poursuites pénales.

Le cannabis est une substance consommée par de nombreux Français, que ce soit à des fins récréatives ou thérapeutiques. Les tendances en matière de consommation de cannabis évoluent régulièrement, et il est important de se tenir au courant des dernières informations à ce sujet.

FAQ

Quels sont les différents usages du cannabis en France ?
Le cannabis peut être fumé, vaporisé, ingéré sous forme de teinture ou de gélule, ou encore utilisé sous forme topique.

Quels sont les effets du cannabis sur le corps ?
Le cannabis peut avoir des effets différents selon la personne. Certains ressentent une relaxation, d’autres une augmentation du rire ou de l’appétit. D’autres encore peuvent avoir des hallucinations.

Quels sont les effets du cannabis sur le cerveau ?
Le cannabis peut avoir des effets sur la mémoire, la concentration, le temps de réaction et la coordination. Le cannabis peut également altérer le jugement et augmenter le risque de faire des choses imprudentes.

Le cannabis est-il légal en France ?
Non, le cannabis est illégal en France. La possession, la culture, la vente et l’usage de cannabis sont tous des infractions pénales.

Existe-t-il des risques liés à l’usage du cannabis ?
Oui, il existe des risques liés à l’usage du cannabis. Le cannabis peut être addictif et peut provoquer des problèmes de santé tels que des troubles respiratoires, des troubles du sommeil et des troubles de l’humeur.

Le CBD, une aide efficace contre les douleurs de l’endométriose

endométriose et cbd

L’endométriose est une maladie chronique qui provoque des douleurs pelviennes intenses. Les femmes atteintes de cette maladie souffrent souvent de douleurs pendant les menstruations, ainsi que pendant les rapports sexuels et l’activité physique. Le CBD est une substance naturelle qui peut aider à soulager la douleur et à réduire l’inflammation.

Le CBD est un cannabinoïde qui se trouve dans le cannabis. Le CBD est légal dans de nombreux pays, y compris la France, et il est disponible sous différentes formes, telles que l’huile, les gélules, les crèmes et les spray.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie chronique qui se caractérise par la présence de tissu endométrial en dehors de la cavité utérine. Ce tissu peut se développer sur les ovaires, les trompes de Fallope, le ligament large de l’utérus, les intestins et même la vessie. Les femmes atteintes de cette maladie souffrent généralement de douleurs pelviennes intenses, de saignements abondants pendant les règles et de problèmes de fertilité. Heureusement, il existe des traitements qui peuvent aider à soulager les symptômes de l’endométriose.

Le CBD est l’un des composés actifs du cannabis. Il a été découvert il y a plus de 40 ans et ses effets sur le corps humain ont été largement étudiés depuis. Le CBD est l’un des cannabinoïdes les plus actifs et il a été montré qu’il possède de nombreuses propriétés thérapeutiques. Parmi celles-ci, on compte la capacité à soulager la douleur, à réduire l’inflammation et à favoriser la relaxation.

Des études récentes ont montré que le CBD est extrêmement efficace pour soulager les douleurs liées à l’endométriose. Une étude publiée dans le journal de gynécologie et d’obstétrique britannique a montré que le CBD était capable de soulager la douleur pelvienne aiguë chez les femmes atteintes d’endométriose. Les chercheurs ont également constaté que le CBD était extrêmement bien toléré par les patientes et qu’il n’y avait pas d’effets secondaires indésirables.

De nombreuses autres études ont également montré que le CBD était efficace pour soulager la douleur et l’inflammation associées à l’endométriose. Une étude publiée dans le Journal of Experimental Medicine a montré que le CBD était capable de réduire l’inflammation et la douleur chez les souris atteintes d’endométriose. Les chercheurs ont également constaté que le CBD était efficace pour réduire la prolifération du tissu endométrial.

Le CBD est également connu pour favoriser la relaxation et la détente. Cette propriété est particulièrement utile pour les femmes atteintes d’endométriose, car elle peut aider à soulager le stress et l’anxiété qui sont souvent associés à cette maladie. Le CBD peut également aider à réduire les spasmes musculaires et les crampes menstruelles, ce qui peut soulager considérablement les symptômes de l’endométriose.

Comment le CBD peut aider à soulager la douleur endométriose ?

Plusieurs études ont montré que le CBD est efficace pour soulager la douleur de l’endométriose. Une étude de 2017 a montré que le CBD était efficace pour soulager la douleur pelvienne chronique chez les femmes atteintes d’endométriose. Deux autres études, publiées en 2018 et 2019, ont montré que le CBD est efficace pour soulager la douleur pelvienne aiguë et chronique chez les femmes atteintes d’endométriose. Enfin, une étude de 2020 a montré que le CBD est efficace pour réduire l’inflammation et la douleur associées à l’endométriose.

Le CBD agit en se liant aux récepteurs CB1 et CB2 du système endocannabinoïde, qui est impliqué dans la régulation de la douleur. Le CBD a également été montré pour diminuer l’inflammation en inhibant les enzymes qui la produisent. Enfin, le CBD a également des effets anti-anxiété et peut aider à soulager le stress et l’anxiété, qui peuvent aggraver la douleur.

Le CBD est un traitement efficace pour soulager la douleur de l’endométriose. Si vous souffrez de cette maladie, parlez-en à votre médecin pour savoir si le CBD est une option thérapeutique appropriée pour vous.

Quelle est la meilleure façon de prendre le CBD pour l’endométriose ?

Malgré les progrès de la médecine, les causes de l’endométriose restent encore inconnues. Environ 10% des femmes en âge de procréer sont touchées par cette maladie. Les douleurs pelviennes intenses et chroniques sont le principal symptôme de l’endométriose. Les femmes atteintes de cette maladie ont souvent recours à des analgésiques puissants pour soulager leur douleur. Le CBD est une alternative naturelle aux analgésiques classiques. De plus en plus de femmes atteintes d’endométriose utilisent le CBD pour soulager leurs douleurs.

Le CBD peut être pris de différentes manières. Il peut être fumé, vaporisé, ingéré sous forme de gélules ou de capsules, ou appliqué sur la peau sous forme de crème ou de baume. Chacune de ces méthodes a ses avantages et inconvénients.

  • La vaporisation est une méthode rapide et efficace pour prendre le CBD. La vapeur contient de petites particules de CBD qui sont absorbées par les poumons et passent directement dans le sang. Cependant, il n’est pas recommandé de vapoter si vous souffrez d’asthme ou d’autres maladies pulmonaires. Par ici pour en savoir plus !
  • Ingérer le CBD sous forme de gélules ou de capsules permet une absorption plus lente mais plus prolongée. Cette méthode est idéale pour les personnes souffrant de douleurs chroniques. Les gélules ou capsules peuvent être prises avec ou sans nourriture.
  • Appliquer le CBD sous forme de crème ou de baume est une méthode efficace pour soulager les douleurs localisées. Le CBD est absorbé par la peau et se diffuse dans les tissus environnants. Cette méthode est particulièrement efficace pour soulager les douleurs musculaires et articulaires.

Y’at-il des effets secondaires du CBD pour l’endométriose ?

Le CBD est généralement bien toléré et n’a pas d’effets secondaires graves. Les effets secondaires les plus courants du CBD sont la somnolence, la fatigue, la diarrhée et les changements d’appétit.

Le CBD peut également interférer avec certains médicaments, notamment les médicaments antidouleur, les médicaments anti-inflammatoires et les médicaments anti-anxiété. Si vous prenez des médicaments, parlez-en à votre médecin avant de prendre du CBD !

Quels sont les autres traitements possibles pour l’endométriose?

L’endométriose est une maladie chronique qui peut être très douloureuse. Heureusement, il existe plusieurs traitements qui peuvent aider à soulager la douleur et à améliorer la qualité de vie.

  • Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont également efficaces pour soulager la douleur et l’inflammation associées à l’endométriose. Les AINS peuvent être pris sous forme de comprimés, de gélules ou de crèmes. Ils sont généralement bien tolérés, mais peuvent provoquer des effets secondaires tels que des nausées, des vomissements, des diarrhées, des maux de tête et des ulcères gastriques.
  • Les analgésiques opioïdes sont également efficaces pour soulager la douleur associée à l’endométriose. Les analgésiques opioïdes sont des médicaments puissants qui peuvent soulager la douleur intense. Cependant, ils peuvent également provoquer des effets secondaires tels que la somnolence, la constipation, la nausée et la dépression. De plus, ils peuvent être addictifs.
  • La chirurgie est une autre option de traitement pour l’endométriose. La chirurgie peut être utilisée pour enlever les tissus endométriaux qui causent des douleurs. La chirurgie est généralement bien tolérée, mais peut provoquer des effets secondaires tels que des saignements, des infections et des cicatrices.
  • Les traitements hormonaux sont également efficaces pour l’endométriose. Les traitements hormonaux peuvent être utilisés pour réduire la production d’hormones qui stimulent la croissance des tissus endométriaux. Les traitements hormonaux peuvent être pris sous forme de comprimés, de gélules, de patchs ou d’injections. Ils peuvent provoquer des effets secondaires tels que des nausées, des vomissements, des maux de tête, des saignements vaginaux irréguliers, des changements d’humeur et des seins douloureux.

L’endométriose est une maladie chronique qui peut provoquer de l’inconfort et des douleurs. Le CBD est une substance qui peut aider à soulager la douleur et l’inconfort associés à cette maladie. Il est important de prendre quelques précautions d’emploi lors de l’utilisation du CBD, mais il est efficace contre les douleurs de l’endométriose.

Une étude aux États-Unis montre que la plupart des médecins manquent de connaissances sur le cannabis médical

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Une étude menée auprès de plus de 400 professionnels de la santé a révélé que la plupart des médecins manquent de connaissances sur le cannabis médical, 65 % d’entre eux déclarant avoir été interrogés sur la marijuana médicale comme traitement de la douleur chronique mais ne pas être en mesure de répondre aux questions de leurs patients.

L’étude quantitative, commandée par la marque de cannabis médical Cannaceutica, a interrogé 445 médecins qui traitent la douleur chronique, y compris des généralistes et des spécialistes dans des domaines tels que l’orthopédie, la rhumatologie et la médecine sportive, sur leurs connaissances du cannabis médical. Les médecins qui ont participé à l’étude avaient entre deux et 35 ans de pratique et étaient au moins assez bien informés sur le cannabis médical et au moins assez susceptibles de le recommander à leurs patients souffrant de douleurs chroniques, en supposant que la marijuana médicale soit légalement disponible.

Une grande majorité de médecins interrogés sur le cannabis médical

Une écrasante majorité (84 %) des prestataires de soins de santé interrogés ont déclaré que leurs patients avaient demandé ou s’étaient renseignés sur le cannabis pour les douleurs chroniques, 72 % d’entre eux indiquant que cette question leur avait été posée au cours des 30 derniers jours. Le Dr Daniele Piomelli, directeur de l’Institute for the Study of Cannabis à l’Université de Californie, Irvine, et membre du comité d’examen institutionnel de l’UCI qui a approuvé la recherche, a déclaré dans un communiqué de presse que l’étude « souligne à la fois l’intérêt du public pour le cannabis en tant qu’analgésique et le manque de données fiables et/ou d’éducation médicale sur son utilisation correcte ».

« En 2017, un groupe d’experts de l’Académie nationale des sciences a conclu qu’il existait des preuves ‘substantielles’ mais non ‘concluantes’ de l’efficacité du cannabis et des cannabinoïdes dans le traitement de la douleur chronique chez les adultes », a poursuivi Mme Piomelli. « Cinq ans plus tard, nous manquons toujours des données nécessaires pour mettre un terme à cette question, d’une manière ou d’une autre. Il est temps de combler cette lacune ».

L’étude, qui n’a pas encore été publiée ou examinée par des pairs, a également révélé que près des deux tiers (64%) des médecins ont déclaré que les patients eux-mêmes étaient leur principale source d’information sur le cannabis, suivis par Internet (44%) et les revues médicales (40%). L’enquête révèle un manque flagrant de connaissances sur les utilisations thérapeutiques du cannabis parmi les professionnels de la santé, dont la plupart ne reçoivent que peu ou pas d’enseignement sur la marijuana médicale ou le système endocannabinoïde dans les écoles de médecine.

Les recherches révèlent de plus en plus de preuves et de soutien pour l’utilisation thérapeutique du cannabis dans le traitement des douleurs chroniques. Cependant, les changements dans la réglementation du cannabis sont plus rapides que le type de preuves dont de nombreux médecins ont besoin pour se sentir en confiance et recommander le cannabis à leurs patients. L’enquête auprès des professionnels de la santé a révélé que 81 % des médecins pensent que le cannabis jouera un rôle dans la gestion de la douleur chronique à l’avenir, mais seulement un sur quatre a déclaré qu’il était très probable qu’il recommande aujourd’hui la marijuana médicale pour la douleur chronique.

Défis pour les médecins et les patients

Le docteur Mikhail Kogan, directeur médical du GW Center for Integrative Medicine et professeur associé à l’école de médecine et des sciences de la santé de l’université George Washington, a traité et recommandé le cannabis à plus de 3 000 patients, dont environ la moitié pour des douleurs chroniques. Mais il dit être une exception significative, car le manque d’éducation formelle rend difficile pour les médecins de recommander le cannabis médical à leurs patients.

« Nous nous débattons avec cette question pour une bonne raison. Nous n’envoyons pas les patients sur un site internet pour se renseigner sur leurs médicaments, alors nous ne devrions pas envoyer un patient sur un site internet pour se renseigner sur le cannabis « , écrit Kogan dans un email. « Les patients peuvent lire des livres et des documents de recherche ou parler aux barmans dans un dispensaire pour obtenir des conseils, mais aucune de ces options n’est bonne. Ce n’est même pas une solution de fortune, car l’automédication peut entraîner des effets secondaires indésirables. »

Kogan ajoute qu’il y a aussi trop d’essais et d’erreurs dans l’automédication avec le cannabis, ce qui peut créer des complications ou un arrêt de la thérapie en raison d’un manque d’informations ou de directives de dosage. Et lorsqu’il recommande la marijuana médicale, Kogan note que les incohérences dans les produits disponibles posent également des problèmes aux patients et aux prestataires.

« Un patient peut se rendre dans un dispensaire et demander une souche ou un produit spécifique qui lui convient, mais soit le dispensaire ne l’a pas, soit il y a des incohérences entre les lots, et il ne peut pas trouver exactement le même produit », explique M. Kogan.

Tant que la réglementation de la marijuana n’aura pas rattrapé son niveau d’utilisation actuel, M. Kogan estime que les prestataires de soins de santé et les patients continueront à être confrontés à des difficultés liées aux utilisations thérapeutiques du cannabis.

« La normalisation de l’éducation est essentielle, mais il en va de même pour les produits à base de cannabis destinés à soulager la douleur, afin que le patient reçoive toujours exactement le même médicament », explique-t-il.

Uber Eats prend désormais les commandes de cannabis au Canada

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Uber va permettre aux utilisateurs de l’Ontario, au Canada, de commander du cannabis sur son application Uber Eats, marquant ainsi l’incursion du géant du covoiturage dans ce secteur en plein essor, a déclaré lundi un porte-parole de la société.

Uber Eats inscrira le détaillant de cannabis Tokyo Smoke sur sa place de marché lundi, après quoi les clients pourront passer des commandes à partir de l’application Uber Eats et les récupérer dans le magasin Tokyo Smoke le plus proche, a déclaré le porte-parole.

Uber, qui livre déjà des boissons alcoolisées par le biais de son unité Eats, a des vues sur le marché florissant du cannabis depuis quelque temps déjà. Son PDG, Dara Khosrowshahi, a déclaré aux médias en avril que l’entreprise envisagerait de livrer du cannabis lorsque la voie légale serait libre aux États-Unis.

Plus de trois ans après la légalisation du cannabis récréatif au Canada, le pays tente de redresser son marché du pot en difficulté, où les producteurs illégaux contrôlent toujours une grande partie des ventes annuelles totales.

Le partenariat aidera les adultes canadiens à acheter du cannabis sûr et légal, contribuant ainsi à combattre le marché illégal clandestin qui représente encore plus de 40 % de toutes les ventes de cannabis non médical au niveau national, a déclaré Uber lundi.

L’indice mondial des valeurs du cannabis MJ ETF a grimpé de 2 %, tandis que les actions d’Uber ont augmenté de 1,2 % à 44,78 dollars dans les échanges de pré-marché.

Les ventes de cannabis au Canada totaliseront 4 milliards de dollars US en 2021 et devraient atteindre 6,7 milliards de dollars US en 2026, selon les données de la société de recherche industrielle BDS Analytics.

Interrogé sur la possibilité d’une expansion dans d’autres provinces canadiennes, ou aux États-Unis, un porte-parole d’Uber a déclaré qu’il n’y avait « rien de plus à partager pour le moment ».

« Nous continuerons à surveiller de près les réglementations et les opportunités marché par marché. Et à mesure que les lois locales et fédérales évoluent, nous explorerons les opportunités avec les commerçants qui opèrent dans d’autres régions », a déclaré le porte-parole d’Uber à Reuters.

L’année dernière, les mandats plus stricts et les lockdowns induits par la pandémie ont stimulé la demande de produits liés au cannabis de la part des clients qui étaient coincés chez eux avec des options de divertissement limitées.

Le cannabis retiré du code des stupéfiants de la Thaïlande

thailande legalise le cannabis

Actualité surprenante dans un pays possédant des lois vraiment strictes dans le domaine, la Thaïlande modifie rapidement sa position sur le chanvre et le cannabis en général, désireuse de prendre part à une industrie de plusieurs milliards de dollars et de fournir des thérapies supplémentaires à ses citoyens.

Avant la prohibition, la Thaïlande avait une longue association avec le cannabis. Mais comme dans de nombreux autres pays, le chanvre a été un dommage collatéral dans la lutte contre les problèmes liés au cannabis. La possession, la vente et la consommation de cannabis ont été criminalisées en Thaïlande par la loi sur le cannabis en 1935.

Les choses ont commencé à changer à nouveau en 2016 lorsque le gouvernement militaire thaïlandais a décidé de reclasser le cannabis et le chanvre industriel. Puis en 2019, le ministère thaïlandais de la Santé publique a annoncé que certaines formes de cannabis seraient rayées de sa liste de drogues de catégorie 5 dans certaines circonstances, après que le pays soit devenu la première nation d’Asie de l’Est à légaliser la marijuana médicale.

La situation n’a cessé de progresser depuis et le New Straits Times rapporte que le pays prévoit de légaliser toutes les parties de la plante de cannabis l’année prochaine après que celle-ci ait été retirée du nouveau code des stupéfiants, qui a été publié jeudi dernier.

À partir de l’année prochaine, les bourgeons et les fleurs dont la teneur en THC est égale ou inférieure à 0,2 % et les graines seront légalisés, ce qui s’ajoute au statut actuel des tiges, racines, feuilles et brins de cannabis.

Les ménages thaïlandais pourront également cultiver du cannabis sans licence, à condition d’avoir l’autorisation des autorités locales. Le ministre de la santé publique et chef du parti Bhumjaithai, Anutin Charnvirakul, a encouragé les ménages à se lancer dans la culture du cannabis pour gagner de l’argent. Ils pourraient en gagner pas mal, étant donné qu’il n’y a pas de restriction sur le nombre de plants pouvant être cultivés.

Une autre étape importante a été franchie récemment avec la signature d’un accord pour une nouvelle entreprise de recherche sur le cannabis médical. Le Centre international de recherche sur le cannabis médical réunira des médecins, des chercheurs et d’autres experts pour échanger des connaissances et mener des recherches et des développements de produits.

Durement touché non seulement par les impacts sanitaires de la pandémie mais aussi sur le front économique, le gouvernement thaïlandais espère que le centre, et plus largement le cannabis médical, seront parmi les catalyseurs de la reprise économique du pays.

Première européenne, Malte légalise le cannabis à domicile et pour usage personnel

Malta legalises cannabis

Dans ce qui peut être considéré comme une première dans l’Union européenne, Malte est devenu le premier pays à légaliser le cannabis à domicile et pour usage personnel. En vertu de la nouvelle loi, les personnes âgées de 18 ans et plus seront autorisées à détenir jusqu’à sept grammes de cannabis et à cultiver jusqu’à quatre plantes à domicile.

Toutefois, la consommation de cannabis en public reste illégale et passible d’une amende de 235 euros. De même, la consommation de cette drogue en présence d’un enfant, que ce soit en public ou en privé, peut entraîner une amende de 300 à 500 euros.

La nouvelle loi autorise également plusieurs organisations à but non lucratif comptant jusqu’à 500 personnes à cultiver la drogue pour l’usage de leurs membres.

Cette décision est intervenue après que les députés ont approuvé une réforme juridique soutenue par le parti travailliste du Premier ministre Robert Abela.

Auparavant, M. Abela avait déclaré : « Nous légiférons pour résoudre un problème et nous adoptons une approche de réduction des risques en réglementant le secteur afin que les gens n’aient pas à recourir au marché noir pour acheter du cannabis. »

La nouvelle loi va maintenant être soumise au président pour approbation.

La loi introduit également des sanctions plus faciles pour les personnes trouvées en possession de plus grandes quantités de cannabis. Les adultes en possession de 7 à 28 grammes de cannabis pour leur propre usage devront faire face à un tribunal plutôt qu’à une cour. Ils pourront également être condamnés à une amende de 100 euros maximum.

Les mineurs pris en possession de cannabis seront déférés devant un tribunal, ce qui pourra déboucher sur un plan de soins ou un traitement.

Plusieurs autres pays de la région tolèrent sa consommation à des degrés divers.

Il y a quelques semaines, le Luxembourg a présenté une proposition similaire, le gouvernement du pays ayant annoncé que les personnes âgées de 18 ans et plus seraient autorisées à cultiver un maximum de quatre plants de cannabis par foyer.

Les habitants devront utiliser les limites de leur foyer, à l’intérieur, à l’extérieur, sur le balcon, la terrasse ou le jardin pour cultiver du cannabis chez eux. En outre, la consommation de 3 grammes de cannabis ne sera pas considérée comme une infraction pénale mais sera facturée comme un délit avec une amende de 25 euros pour la possession.

Au-delà de trois grammes, rien ne change, vous serez considéré comme un dealer », a déclaré le ministre de la Justice Sam Tamson. « Rien ne change non plus pour les automobilistes : la tolérance zéro est toujours de mise ».